Itw Jean-Jacques Beineix

mai 12th, 2010 | By admin | Category: Roselyne et les Lions

Interview de Jean-Jacques Beineix publiée sur le site de La Maison du Cirque
www.lamaisonducirque.be

Jean-Jacques Beineix est un enfant terrible du cinéma français. Longtemps fustigé par la critique, il est pourtant l’un des grands génies du cinéma français. Diva, c’est lui. La lune dans le caniveau c’est lui. 37°2 le matin c’est lui, Mortel Transfert et IP5 c’est lui. C’est tout lui.

Et il y a Roselyne et les Lions. Une œuvre démesurée qui, lors de sa sortie en 1989, n’a pas rencontré le succès qu’elle méritait. La diffusion sur France 3 de la version longue en 2006 a remis les choses à leur place. À découvrir.

Début de l’interview. Jean-Jacques Beineix nous reçoit sur sa terrasse du neuvième étage d’un immeuble parisien. Il fait beau, l’homme est accueillant.

Roselyne et les Lions a une place particulière dans votre filmographie, il est le seul que vous ayez écrit, les autres sont tirés de romans. Alors pourquoi Roselyne et les Lions ?

Ce film a une histoire très particulière, il est issu d’une rencontre. Un jour, on m’a demandé de faire un film publicitaire pour une célèbre marque de peinture dans lequel il y avait une panthère et le hasard m’a fait croiser la route de Thierry Leportier qui est un dresseur de fauves. Il m’a littéralement envoûté, il a commencé à nous raconter des histoires de sa vie, de son enfance. C’était un vrai conteur, alors je me suis laissé séduire, cela m’a donné envie de faire un film. Il nous a raconté aussi sa relation avec une certaine Roselyne qui était sa compagne, son égérie, sa femme… Et moi, je vivais avec Isabelle Pasco (N.D.L.R. : L’actrice jouant Roselyne), elle était actrice, alors quoi de plus beau que d’offrir un film à la femme qu’on aime.

Quels sont les thèmes que vous avez voulu développer à travers Roselyne et les Lions ?

La transmission, la passion et tout ce qui fait obstacle à cette idée de transmission et de passion. C’est-à-dire l’industrie, la standardisation, les académies.
Le travail de l’artiste dans la cage, c’est-à-dire dans un cadre contraignant et accepté ; l’apprentissage et la dureté de la vie du saltimbanque. Le spectacle et ce qu’il faut sacrifier pour arriver à la scène finale, au triomphe. La perte de l’innocence. Il y a tout cela dans Roselyne et les Lions.

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  1. [...] vite les oublier) aux jeux esthétiques « bleus colorés » de Jean-Jacques Beneix dans Diva, ou à ceux de Krysztof Kieslowski dans son sublissime Trois couleurs : [...]

  2. [...] vite les oublier) aux jeux esthétiques « bleus colorés » de Jean-Jacques Beneix dans Diva, ou à ceux de Krysztof Kieslowski dans son sublissime Trois couleurs : [...]

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